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XVIII ème JREP

lundi 14 avril 2008, par BOUDESOCQUE Christine

Thème : Infirmière de bloc:réflexion et interrogation

XVIIIème JREP de L’ARIBONE Notre journée régionale a eu lieu le samedi 13 octobre 2007 à Reims. Comme chaque année, elle se déroule sur une journée complète avec des interventions matin et après-midi, coupées par notre assemblée générale et le déjeuner. Un bon nombre de labos nous ont rejoints en plus de leur présence aux JNEP de mai dernier. Un sujet important pour débuter cette journée : la reconstruction mammaire par lambeau du grand dorsal. Un IBODE du CH de Charleville-Mézières a brillamment traité seul la partie chirurgicale (en raison de l’absence de dernière minute du gynécologue obstétricien) en plus de la partie infirmière. Chirurgie de l’espoir pour de nombreuses femmes afin de compléter leur guérison. Les choses ont beaucoup évolué, nous dit-il, les gestes sont plus fins, les indications plus nuancées, les connaissances et formations plus affirmées, et les matériaux sont plus élaborés (prothèses). Après un bref rappel des différentes techniques opératoires :
- La reconstitution par prothèse
- Les lambeaux
- Le lambeau de grand droit
- Le lambeau de grand dorsal : c’est la technique la plus ancienne (1906) des lambeaux myocutanés qui a été redécouverte dans les années 80 et revisitée depuis. Il consiste en un relèvement du muscle grand dorsal pédiculé et translaté via l’aisselle pour reconstituer le galbe du sein. Le lambeau de grand dorsal ou technique fleur de lys présente plusieurs avantages :
- couvrir de plus grandes surfaces,
- obtenir un meilleur galbe pour les petits et moyens seins
- peu de gêne car vascularisation propre
- innervation grâce au lambeau pédiculé
- amélioration du drainage lymphatique du creux axillaire
- pas de ré-intervention pour changement de prothèse Mais ses inconvénients sont :
- les douleurs post-opératoires
- parfois insuffisance musculaire et adjonction d’une prothèse mammaire
- gêne légère en post-op. pour certains mouvements du bras et de l’épaule Après les rappels anatomiques d’usage, la technique nous est décrite. Le principe de cette intervention qui se déroule sous AG pour une durée de trois à cinq heures avec deux installations est le suivant : On prélève une palette de peau thoraco-dorsale et le muscle grand dorsal par une incision horizontale en oblique du même côté que la mastectomie. Ce lambeau est pivoté de la zone zone Le site permet de définir et de gérer des zones de l’espace public en accès restreint. Les zones ainsi définies ne sont alors accessibles qu’aux visiteurs authentifiés et autorisés. latérale et dorsale à la zone zone Le site permet de définir et de gérer des zones de l’espace public en accès restreint. Les zones ainsi définies ne sont alors accessibles qu’aux visiteurs authentifiés et autorisés. thoracique antérieure. La cicatrice de mammectomie est ouverte ou réouverte et le lambeau, pris avec sa graisse est mis en place au contact du facia-pectoralis (le long du grand pectoral). Les zones d’intervention sont suturées et des drains permettent d’aspirer les écoulements post-opératoires. Selon le cas, une prothèse mammaire peut être associée. Après une préparation minutieuse de la salle, la patiente est endormie (AG). L’installation se fait en décubitus latéral dans un premier temps avec un bras surélevé et dégagé de façon à exposer le creux axillaire.
- Premier temps : prélèvement du lambeau (deux à trois heures) Incision d’une ligne oblique et horizontale prolongée dans le dos (20 cm maxi.) Le lambeau sera prélevé avec un maximum de graisse péri-musculaire (risque de fonte musculaire post-op) :
- Latéralement : le lambeau se trouvera désinséré sur toute la hauteur des apophyses épineuses des vertèbres lombaires et thoraciques ainsi qu’en profondeur, des faisceaux musculaires, des muscles du dentelé antérieur et postérieur.
- En bas : il sera désinséré de la crête iliaque
- En haut : son trajet se dirigeant vers le dehors et pour le faire glisser car il doit rester pédiculé, il sera partiellement désinséré de l’angle inférieur de la scapula. Le lambeau sera pivoté car l’ensemble du pédicule est libéré (artère, nerfs, veine et muscle).
- Deuxième temps : rotation. Par tunnelisation sous-cutanée, il sera ramené antérieurement au contact du facia pectoralis. Fermeture.
- Troisième temps : reconstruction mammaire. Réinstallation en décubitus dorsal pour une position demi assise ultérieure. Etalement du lambeau de façon à remplir au mieux l’espace laissé par la mammectomie. Modelage du sein. Si le lambeau n’est pas assez gros, on peut adjoindre une prothèse placée en arrière du muscle grand pectoral et du muscle grand dorsal (lambeau). L’attention est portée sur la vitalité du lambeau (couleur, chaleur, pouls capillaire) et il est également nécessaire d’éviter la torsion. Fixation du muscle facia-pectoralis. Drainage. Un deuxième temps peut être nécessaire s’il n’est pas fait ici ; soit pour symétriser le sein controlatéral et reconstruire l’aréole et le mamelon par un prélèvement d’un morceau du mamelon controlatéral que l’on pigmentera ultérieurement par un tatouage. Une retouche chirurgicale peut être nécessaire ultérieurement. Dans les suites opératoires, la vitalité du lambeau sera surveillée régulièrement, des séances de kinésithérapie seront nécessaires et éviter le port de charges lourdes 6 à 8 semaines. En conclusion c’est une intervention lourde, mais avec le temps on observe de très bons résultats. Psychologiquement l’idée du greffon autologue est aujourd’hui plus acceptable car il est mieux reconstruit, et c’est un gage de confiance pour toutes ces femmes qui se sentent mutilées.

En deuxième partie de matinée : la charte du bloc opératoire est présentée par une équipe du CH de Charleville-Mézières (chirurgien et cadre de bloc). Sa définition : La charte de fonctionnement est un document qui permet d’établir conformément au texte officiel, les règles fondamentales définissant le fonctionnement et l’organisation du bloc opératoire afin d’obtenir une prise en charge de qualité et de sécurité optimale des patients. Son cadre législatif, ses objectifs, et l’exemple du bloc de Charleville qui n’a développé pour nous que quelques points importants :
- La gestion du planning opératoire
- Le médecin coordinateur du bloc
- La prise en charge des urgences
- Le règlement intérieur du bloc opératoire
- Les règles de bonne conduite Je ne citerai que deux exemples qui font partie du chapitre gestion du planning opératoire :
- La gestion des modifications de l’activité programmée : Les modifications de dernière minute du tableau opératoire sont source de dysfonctionnement. En conséquence, il est recommandé d’éviter d’ajouter des patients dans les 24 heures précédent une journée opératoire sauf en cas d’urgence. Ainsi, toute modification justifiée doit être validée par un responsable désigné et communiquée dans les meilleurs délais à l’équipe chirurgicale et d’anesthésie concernée, ainsi qu’à l’équipe d’encadrement du bloc opératoire de l’unité d’hospitalisation et du secteur de surveillance post-interventionnelle.
- La fiche de bloc, son contenu. Cette fiche est remplie dès la consultation de chirurgie, validée successivement par l’anesthésiste en consultation d’anesthésie puis par le bloc opératoire selon les disponibilités en matériel et personnel. Cette fiche est faxée au bloc opératoire dès la consultation, si commande de matériel spécifique à réaliser. Les données de cette fiche sont alors informatisées sur un logiciel. Elle comporte plusieurs données essentielles pour la planification opératoire prévisionnelle et sera complétée par les responsables. Ce sujet a naturellement soulevé un débat qui a permis à chacun de s’interroger sur le respect des règles de fonctionnement dans son propre bloc et de questionner les intervenants quant à la discipline des différentes équipes de leur bloc. Après cette matinée bien remplie, les adhérents peuvent se rendre à l’Assemblée Générale pendant que les autres participants visitent les stands en attendant le déjeuner. DEPAIX Isabelle – IBODE

Les adhérents se sont donc réunis en Assemblée Générale Annuelle, conformément aux dispositions des statuts. Chaque adhérents présents ont signé la feuille d’émargement. La présidente préside la séance en sa qualité de présidente de l’association. Après avoir constaté que le quorum des adhérents présents permettait de commencer la séance ; elle rappelle l’ordre du jour de cette assemblée générale, à savoir :
- Le bilan moral et financier 2007 approuvés à l’unanimité, avec un bilan positif pour l’organisation des JNEP de l’UNAIBODE à Reims en 2007
- Les objectifs de l’ARIBONE pour 2008 : • Défendre et valoriser la profession IBODE auprès / et avec l’UNAIBODE • Organiser sa JREP afin d’enrichir et d’échanger vos connaissances professionnelles • Organiser son AG annuelle • Persévérer avec nos partenaires, les laboratoires • Augmenter et développer la communication de ses adhérents via internet • Participer à la mise en place de vos articles sur le site régional
- L’élection et le renouvellement des membres du CA 2008 approuvé par les adhérents
- La parole aux adhérents a été donnée La cotisation annuelle, applicable au 1er janvier 2007 reste à 45€ Aucune question particulière n’a été soumise, la présidente clôt la séance.Le procès verbal de l’Assemblée Générale a été établi conformément aux statuts. BOUDESOCQUE Christine – IBODE

Après l’assemblée générale, nous sommes allés déjeuner, moment toujours trop long pour les organisateurs, trop court pour les participants. Ce temps de repas convivial permet de nouer ou de renouer des connaissances, d’échanger sur le métier de l’IBODE et les activités des uns et des autres dans les divers lieux d’exercices. A 14 heures, reprise des conférences par le 1er thème : la perception du métier de l’IBODE. Ce thème est vu sous 3 angles différents :
- 1°) au travers de l’évolution de la législation en insistant sur la reconnaissance, l’identité et la compétence de l’IBODE.
- 2°) au travers d’un questionnaire réalisé et analysé auprès d’étudiants en soins infirmiers sur la perception du métier IBODE.
- 3°) l’image de l’IBODE et son engagement pour faire reconnaître son métier. Ce sujet a été traité par 4 IBODE de différents établissements (CHU et CH).Le temps d’échanges concernant ce thème a été écourté en raison du timing. Le dernier sujet de notre journée a traité des news de la profession IBODE au plan national et au plan européen (présidente et 1 membre de la Commission Europe France).Cette XVIIIème Journée Régionale d’Enseignement et de Perfectionnement s’est achevée vers 16h30. ARNETON Claudine - IBODE

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