Accueil du site > Régions > AIBOMP > VIVRE OU REVIVRE NOTRE JREP DU 21 MARS à AUCH

VIVRE OU REVIVRE NOTRE JREP DU 21 MARS à AUCH

mercredi 1er avril 2015, par Marie-Paule Bicard

Le samedi 21 mars, la brume n’a pas empêché la centaine de congressistes de parvenir jusqu’au locaux du centre hospitalier d’Auch où s’est déroulée notre JREP de printemps.

Après le moment de retrouvailles entre collègues et connaissances accompagné du café de bienvenue, la présidente de l’AIBOMP, Stéphanie GETENET ouvre la journée en présentant le programme. Mr COUVREUR, Directeur du centre hospitalier d’Auch, prend la parole. Il déclare son plaisir de nous accueillir dans son établissement et expose succinctement toutes les facettes médico-chirurgicales présentes à Auch. Mme DELOM, cadre supérieur de santé, est à ses côtés en tant que responsable du comité organisateur.

Ça y est, la lumière est tamisée, les interventions commencent…

Mmes GASVERDES et QUESADA, IBODE, nous présentent « en bref, la vie au bloc ». Ce diaporama, haut en couleur, nous permet de découvrir l’agencement des locaux du bloc opératoire ainsi que les différents acteurs y travaillant. Leurs commentaires humoristiques font rire et sourire et donnent le « la » de cette journée.

Mr RAZAFIMBAHOAKA, chirurgien orthopédiste, nous fait découvrir son intervention de prédilection : le traitement par enclouage des fractures instables du poignet à l’aide du clou « évolutis ». Mr « RAZA » explique qu’un fixateur externe est contraignant et entraine des algodystrophies. Les plaques ne respectent pas l’écologie de la fracture. Ce clou permet d’allier les avantages de ces deux traitements sans les inconvénients. L’influence de la physique est le support descriptif de cette technique opératoire. Mme QUESADA présente la salle opératoire, sa gestion ainsi que l’ancillaire et l’instrumentation spécifique. Mr « RAZA » explique et décrit la technique chirurgicale avec la technique de désimpaction : « Le désimpacteur est un instrument formidable ! ». Cette innovation thérapeutique qu’est l’enclouage verrouillé percutané a suscité un vif intérêt du public qui a posé de nombreuses questions.

Mmes SAINT CRIQ, IBODE et BAYLAC, IDE, présentent « la gestion des stocks au bloc opératoire ». La première partie de cet exposé est le travail d’intérêt professionnel de Mme SAINT CRIQ, jeune diplômée de 2014. Les stocks sont assimilés à des greniers qui peuvent être promesse de richesse ou de disette. Mme SAINT CRIQ souhaite montrer que la gestion des stocks est en lien direct avec la qualité de soin. La motivation et l’engagement sont les deux concepts étudiés ; son enquête auprès des professionnels de santé a permis de valider son hypothèse : « la motivation professionnelle de l’IBODE favorise son engagement à la gestion des dispositifs médicaux ». Dans la deuxième partie de l’exposé, Mme BAYLAC nous décrit les locaux du bloc qui présentent la difficulté d’avoir un arsenal non centralisé. La gestion des stocks est un travail exécuté en collaboration multidisciplinaire demandant de la rigueur, un engagement, une motivation mais surtout un respect du travail de chacun. Une automatisation, une informatisation avec un référent gestionnaire à part entière permettrait un travail de qualité et sécuritaire : tel est le souhait de l’équipe ! La gestion des stocks en bloc opératoire est une problématique récurrente dans de nombreux centres hospitaliers ce qui a motivé de multiples questions.

Après ces trois interventions de qualité, une pause a permis à nos congressistes de rencontrer les onze partenaires de l’industrie biomédicale présents à cette journée.

Les débats ont repris avec Mr RAZANJATOVO, chirurgien viscéral, et Mmes GASVERDES et LAVIE qui ont abordé la sleeve gastrectomie qui est l’un des traitements chirurgicaux de l’obésité. Cette chirurgie fait suite à une prise en charge multidisciplinaire : endocrinologue, diététicienne et psychologue ont suivi le patient obèse. Celui ci doit présenter un surpoids de 45 kg avec un IMC supérieur à 40 selon les recommandations de l’ARS. Mr RAZANJATOVO nous décrit tous les risques médicaux encourus par les patients obèses puis la technique opératoire. Il explique que cette technique restrictive de l’estomac, ablation de la grande poche gastrique, ne perturbe pas la digestion des aliments et diminue l’appétit par la suppression des cellules sécrétant la ghréline, hormone stimulant ce dernier. Mmes GASVERDES, IBODE et LAVIE, IDE nous présentent les différents actions menées par l’équipe para médicale : de la gestion de la salle à la vérification des matériels spécifiques, endo GIA et sonde de calibration. Le patient est transféré en salle avec un lève malade type « liko » qui soutient une charge de 300 kgs permettant une sécurisation optimum et une aide à l’installation tout en préservant les personnels des risques de manutention. Le lève malade, les risques chirurgicaux encourus, les suivis diététiques et psychologiques, la prise en charge plastique ont été les thèmes des questions posées.

Mme BEDOUCH, directrice de l’école d’IBODE de Toulouse, a présenté le décret no 2015-74 du 27 janvier 2015 relatif aux actes infirmiers relevant de la compétence exclusive des infirmiers de bloc opératoire. Notre formation pourrait débuter d’ici juin en session composée de 2 parties : une partie théorique avec 30 personnes et une partie pratique en promotion de 10 à 12 personnes. Cette organisation est encore en étude. De très nombreuses questions lui ont été posée tant sur la responsabilité que le positionnement. Mme GETENET a fait part à l’assemblée que l’AIBOMP organiserait une rencontre avec maitre BOYER, avocat de l’UNAIBODE qui apporterait un éclaircissement certain. La matinée s’est poursuivie par notre Assemblée Générale où les bilans moraux, financiers et prévisionnels ont été votés à l’unanimité et le bureau réélu. Mme Laurence BOULOU rejoint également le bureau. Mme GETENET propose aux adhérents présents de participer au Conseil d’Administration national en tant que mandataire. La fidélisation à notre association avec adhésion en début d’année sont des critères sélectifs. A eux de nous faire part de leur volonté.

Le repas assis composé d’une salade gasconne, de confit de canard et du traditionnel pastis a permis à tous nos participants d’échanger, de rire et profiter de chacun. Le café pris au sein des exposants a finalisé cette pause bien méritée.

Notre journée studieuse s’est poursuivie avec l’intervention de Mr MAS et Mme LACAZE, IDE, portant sur le thème « le parcours de l’étudiant IDE au bloc opératoire ». Ce dernier est en 2° ou 3° année de formation et fait un stage de 8 semaines lui permettant de découvrir successivement le travail des IADE, des IBODE en bloc et en service de stérilisation, des IDE en SSPI mais également en service de chirurgie. En fonction de ses projets professionnels, l’étudiant choisi avec quel corps de métier il veut passer sa dernière semaine de stage. Cet encadrement demande un engagement des tuteurs avec une remise en question professionnelle et personnelle. Cet investissement porte ses fruits car les demandes sont de plus en plus nombreuses pour ce lieu de stage.

Mmes BAQUE-GACHEDOAT et RAMOS, IBODE, nous présentent la PTH par voie antérieure. Nos deux consœurs partagent leur expérience à l’aide d’un support photo très détaillé où locaux, matériels spécifiques, instruments chirurgicaux sont décrits et expliqués. Les spécificités en orthopédie à l’hôpital d’Auch sont les salles opératoires avec flux laminaire vertical et l’utilisation de la tente de charley. Mr DELANNIS, chirurgien orthopédique, intervient par vidéo préenregistrée. Cette technique opératoire permettant de ne pas couper les muscles induit une diminution de la douleur et une marche avec appui complet aidé de deux cannes à J2. Là aussi, de nombreuses questions sur l’installation et sur des subtilités techniques ont été posées.

Mme DESQUINS, responsable pédagogique croix rouge, a clôturé cette journée en nous présentant la VAE IBODE. L’arrêté du 24 février 2014 relatif aux modalités d’organisation de la validation des acquis de l’expérience (VAE) pour l’obtention du diplôme d’Etat d’infirmier de bloc opératoire (JO n°0055 du 6 mars 2014) permet donc de transformer son expérience en diplôme. Mais cela représente un énorme travail personnel avec uniquement une aide méthodologique. L’accompagnateur aide la personne à formaliser ses savoirs en compétences requises pour le DEIBO par le questionnement factuel avec une technique d’écoute active et entretien d’explicitation. Mme DESQUINS a répondu à de nombreuses questions, beaucoup d’IDE travaillant en bloc opératoire étant dans la salle.

Cette journée a été l’occasion de rencontrer des personnes travaillant en bloc opératoire dans un « petit » centre hospitalier comme elles le définissent mais où la rigueur, le dynamisme, le professionnalisme sont présents à tous les instants. Merci à tous pour avoir accueilli notre association et permis aux congressistes d’assister à une journée d’étude et de perfectionnement d’excellent niveau.

Rédactrice : Mme BICARD MARIE-PAULE SECRETAIRE ADJOINTE AIBOMP

Répondre à cet article

modération à priori

Attention, votre message n'apparaîtra qu'après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d'abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n'oubliez pas d'indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom


Contact

Contacter l’UNAIBODE
16, Rue Daguerre Escalier F
75014 PARIS
Tél. 01 43 27 50 49

| | Plan du site | agenda | SPIP par alternat.net