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24ème JREP de l’AIBODEE

Polyvalence et Compétence

dimanche 30 novembre 2014, par Monique Pautet

Les quelques 60 Ibo et Ibode présents à notre JREP ont partagé leurs expériences et ont mis à jour leurs connaissances autour du thème : "polyvalence et compétence"

C’est à Dole sous le soleil automnal que nous avons eu le plaisir de recevoir une soixantaine d’Ibo et Ibode pour la 24ème JREP de l’AIBODEE. Après avoir organisé les JNEP de Dijon, l’AIBOFC et l’AIBODEE ont travaillé ensemble à la préparation et la réalisation de cette journée, sous le thème « Polyvalence et Compétence ». La ville de Dole à mi chemin entre Dijon et Besançon s’est imposée à nous comme une évidence. « Comment allier sécurité des soins et polyvalence ? » Catherine THIARD, cadre de santé Ibode au CHU de Dijon, a pointé du doigt le paradoxe que nous vivons au quotidien : d’un coté l’hyperspécialisation des équipes chirurgicales et en face une demande grandissante de polyvalence vis-à-vis des Ibo et Ibode. Or notre profession est une somme de « détails » indispensables à la réalisation des gestes opératoires en toute sécurité. La gestion des risques est partout dans notre métier, alors plutôt que de parler de polyvalence Catherine Thiard préfère utiliser le terme : « pluri compétence » qui lui semble mieux adapté. Elle souligne que la compétence se construit par une formation solide des nouveaux arrivants, un tutorat bien organisé, la formation en école d’Ibo ou la VAE. Dans ce contexte elle a plus de chance d’être vécue comme un enrichissement personnel alors que la polyvalence est souvent mal perçue (bouche trou) et synonyme de stress. En conclusion Catherine dit oui à la « pluri compétence » mais à condition qu’elle soit construite, organisée et réajustée pour garantir la sécurité, et accompagnée d’une bonne communication avec les équipes pour qu’elle soit bien vécue.

Une pause nous a ensuite permis de rencontrer nos partenaires exposants, toujours aussi disponibles.

Puis Gilles Mourey, faisant fonction de cadre au bloc de Vesoul, Marie Odile Mesny faisant fonction de cadre et Christian Bahy, Ibode ; tout deux du bloc de Pontarlier, nous ont fait partager de leurs expériences en bloc pluridisciplinaire. Pour maintenir un bon niveau de compétence, la mise en place de référent par spécialité apparaît comme une solution efficace accompagnée de supports écrits tels que des fiches techniques pour chaque intervention voire pour chaque opérateur. Cécile Leroy, Ibode du pôle de remplacement au CHRU de Besançon a démontré à travers son témoignage les limites de la polyvalence. La qualification se construit à l’école, elle est différente de la compétence qui se construit avec l’expérience. Elle a livré ses trucs et astuces pour être « à la hauteur ». Les équipes chirurgicales l’ont bien compris, leur niveau d’exigence vis-à-vis d’elle est différent.

Nino le clown est venu ajouter sa touche de légèreté très appréciée avant le repas.

L’après-midi pour répondre à la question : « polyvalence et compétence : quelle compatibilité ? » Thierry Brugvin, sociologue a présenté l’évolution des organisations du travail. Du travail à la chaîne qui demande peu de compétence, à la gestion du travail qui tient compte des ressources humaines, pour arriver à la situation actuelle où la polyvalence est requise à de nombreux niveaux. On constate un lien étroit entre la reconnaissance et la polyvalence. Alors soyons vigilants, trop de polyvalence entraîne une diminution de la compétence donc de la reconnaissance au travail.

Pourquoi cette polyvalence ? Quelle actualité hospitalière nous pousse vers la polyvalence ? Martine Robin, coordinatrice de la filière Ibode à l’IFPS de Besançon, a fait le lien entre la loi HPST : ses exigences de flexibilité, mobilité, efficience, productivité, coopération interprofessionnelle et le développement de la polyvalence dans les hôpitaux.

Pour finir le docteur Isabelle Clément, médecin du travail au CHRU de Besançon, a présenté une étude qu’elle a réalisée à cette occasion auprès des équipes médicales et paramédicales. Elle suggère que la flexibilité, la mobilité et la polyvalence ont des effets négatifs sur le bien être au travail et sont en lien avec la souffrance au travail. Les équipes et en particulier, les médecins se sont impliqués et ont répondu à son questionnaire au delà de ces espérances. Elle nous a livrés quelques uns des témoignages et son analyse montre qu’il y a beaucoup à faire.

Merci à Gilles Beaulieu, adjoint à la direction des soins de Besançon, qui a animé avec brio cette journée riche en échange.

Nous remercions vivement les intervenants pour la richesse de leurs communications, les sponsors pour leur soutien, et les participants pour leur présence participative tout au long de cette journée.

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