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31éme JNEP à Dijon

Discours de la Présidente Brigitte LUDWIG

mercredi 14 mai 2014, par Marie-Jo Ducloux

Mais n’oubliez pas : ne pas renoncer … cette année nous devenons "LES VEILLEURS DE LA SECURITE DES BLOCS OPERATOIRES "

Tout d’abord, Merci à Monique Pautet et à toute l’équipe du comité d’organisation pour leur accueil et pour avoir préparé des journées aussi prometteuses !

En effet, depuis plus de trente ans, les Journées Nationales d’Etudes et de Perfectionnement, sont faites pour vous, elles sont l’occasion d’acquérir de nouveaux savoirs, de partager des expériences grâce aux conférences et surtout aux échanges. Cette année, nous venons de l’évoquer, elles offrent en plus une occasion unique –et j’en remercie les dijonnaises – de vivre pleinement notre métier avec nos (cinq) sens. Ce thème original me permet de dire en préambule, que nous sommes une des rares professions paramédicales à se donner les moyens d’organiser un Congrès aussi riche, aussi fréquenté, plus que certains congrès médicaux parfois.

Que pouvons nous retenir de cette année : des avancées OUI.

Lors des réunions de concertation sur les actes et missions prescriptibles exclusivement aux Ibode, la valeur ajoutée des Ibode a été unanimement soulignée par les participants. Le projet de décret doit maintenant être présenté à l’Académie de Médecine et au Haut Conseil des Professions Paramédicales pour ensuite être soumis au Conseil d’Etat. Il s’agit de marquer une différence entre l’exercice des infirmiers et des Ibode afin de reconnaître la plus value apportée par la formation et de renforcer la reconnaissance et l’attractivité du diplôme.

Si avec ces avancées, notre exercice professionnel a encore progressé cette année, nous devons cependant avoir une réflexion plus profonde sur l’avenir et le devenir que nous appelons de nos vœux et qui n’est pas toujours assez entendu. La crise, qui était déjà une préoccupation générale l’an dernier, en est une plus grande encore, cette année.

Comme l’an passé nous avons invité la Ministre, comme l’an passé, elle n’est pas venue mais un de ses représentants sera là demain lors du forum d’actualités. Nous, qui travaillons bien souvent à l’abri de la lumière du jour, dans nos blocs opératoires, savons que la persévérance fait partie de notre caractère et que ne jamais renoncer est une force !

Ce qui nous préoccupe, ce n’est pas tant l’argent, quoique, la juste reconnaissance de la plus value des Ibode doit être marquée par une différence salariale à la mesure de nos compétences …Ce n’est pas non plus la revendication syndicale, c’est en quelque sorte, notre « objet social », le patient et sa sécurité qui reposent sur la qualité de la chirurgie.

Le président de la République a, dans un discours récent après les municipales, cité la chirurgie ambulatoire comme un des moyens d’économiser près de 10 Milliards dans les hôpitaux. Si elle est déjà largement disséminée, l’amplification de cette transformation repose sur les techniques mais surtout sur les hommes, les chirurgiens, les médecins anesthésistes, les Iade et les Ibode, sur la qualité de notre exercice, sur notre qualification.

Réussir le plan gouvernemental, sur ce point, ne repose donc que sur la qualification des acteurs. C’est-à-dire sur notre présence, notre formation et notre nombre.

Le court séjour, la chirurgie et la gériatrie sont l’avenir de l’hôpital. Il faudra privilégier la qualité, l’expertise et l’évaluation. Par exemple en cas d’évènements indésirables graves, les déclarer, les décortiquer et changer les pratiques pour en tenir compte dans les procédures. Qui portera cela ? Ce sont les équipes chirurgicales dont nous sommes partie intégrante !

L’Unaibode a mené les négociations avec le cabinet de la ministre dans un esprit pragmatique en prenant en compte la réalité de 35% d’Ibode en exercice dans les blocs opératoires : envisager aujourd’hui une exclusivité d’exercice n’est pas tenable même si elle reste l’objectif visé. Mais n’oubliez pas : ne pas renoncer …

Si l’ouverture du diplôme d’Ibode à la Validation des Acquis de l’Expérience pour les infirmiers exerçant au bloc opératoire, va favoriser l’accès au diplôme, la suppression de l’obligation d’avoir exercé pendant deux ans avant de présenter le concours d’entrée en école d’Ibode est un autre axe qui devrait permettre une augmentation du nombre d’Ibode. De nombreux fonctionnements vont être refondés sur trois principes : le « travailler ensemble », le « développement professionnel continu » et la « formation initiale ». Pour nous, il s’agit d’une formation reconnue au grade de Master.

Pour l’instant nos gouvernants semblent sourds et muets à ces deux revendications. Nous sommes en contact avec l’Association des Régions de France. En effet, les Régions, seront les financeurs puisqu’il ne s’agira plus de formation professionnelle mais de poursuite des études. Pour nous, il s’agit de quelques centaines de personnes. Or, dans un rapport récent, l’INSEE nous apprend que les collectivités locales et régionales avaient augmenté leur personnel de 31.000 fonctionnaires en 2012 ! Je vous laisse en tirer l’enseignement …

Ainsi, notre profession doit sans cesse évoluer, en synergie avec les médecins, les IADE et les cadres, au profit des seuls patients, en mobilisant les compétences et les motivations des savoirs faire individuels.

Car notre profession veut évoluer, veut donner envie, veut se battre pour la qualité des soins en chirurgie. Si on ne nous écoute pas, si on ne nous entend pas, c’en est fini de notre système de santé, social et solidaire.

Aujourd’hui, on laisse de jeunes diplômées non formés, voir des aides-soignantes, exercer les missions d’Ibode dans des blocs opératoires. Non seulement cela est dangereux pour les patients et heureusement notre société est en train de se mobiliser contre ; mais surtout cela finalement coûte cher.

Les génériques oui, les diminutions de séjour oui, moi j’ajoute « avec des IBODE » dans les blocs !

Nos journées d’études sont une occasion de plus de ces confrontations et de la mobilisation d’une profession.

Nous sommes des infirmiers de bloc, FIERS D’ETRE IBODE, et nous avons, depuis deux ans, multiplié les opérations de notoriété, la carte patient, la médiatisation des opérations de formation régionales. Je vous propose pour l’avenir proche de transformer nos actions en nous transformant en « Garants de la sécurité ». Il y a une place à prendre. Tout comme en France, il y a des veilleurs à la sécurité nucléaire, je vous propose de nous transformer en « veilleurs de la sécurité des blocs opératoires ». Nos actions de communication – et j’en ferai part aux journalistes que nous recevrons demain – vont toutes être placées sous ce signe. L’an passé nous étions fiers d’être Ibode, cette année nous devenons « LES VEILLEURS DE LA SECURITE DES BLOCS OPERATOIRES ». Nous vous proposons sur le stand de l’Unaibode, sur le même principe que les « cartes patients », des autocollants pour les tenues de bloc avec ce slogan. J’ajoute donc à vos cinq sens, l’obligation de la parole ! Ce Congrès s’ouvre, je vous invite à échanger, à vous regrouper, à proposer ! Notre avenir est l’affaire de vous toutes et tous.

Brigitte LUDWIG, Présidente UNAIBODE

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