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Sécurité des blocs opératoires : L’exaspération des IBODE

Sans elles, sans eux, il ne peut y avoir de fonctionnement sécuritaire des blocs opératoires.

mercredi 14 novembre 2012, par Brigitte Ludwig, Marie-Jo Ducloux

Communiqué de presse

Paris, le 12 novembre 2012 – Alors que s’amplifie le mécontentement des chirurgiens et des internes, auxquels se sont associés les praticiens hospitaliers, les Ibode entendent également ajouter leur voix à un mouvement de protestation certes disparate mais spécifique à l’attente d’amélioration de la qualité et de la sécurité de la chirurgie. Acteurs également essentiels des blocs opératoires, les Ibode portent, depuis de nombreuses années, la cause de la sécurité dans ces blocs et donc des missions et de la formation des professionnels qui y exercent.

L’Unaibode réunit son conseil d’administration le samedi 17 novembre prochain. Associée à l’Aeeibo, les associations représentatives, envisageront toutes les modalités d’entrée dans le mouvement de protestation en cours. PLUSIEURS ALERTES, AUCUNE REPONSE

A plusieurs reprises, l’Unaibode et l’Aeeibo ont alerté la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, et son cabinet sur la question de la sécurité des blocs opératoire, dont les infirmiers de bloc opératoire diplômes d’Etat sont un des acteurs essentiels.

Le 14 septembre 2012, alors reçues au cabinet du ministre, les deux associations pointaient déjà la nécessaire refonte du périmètre d’exercice, et donc de la formation des Ibode, en vue de pallier les problèmes de démographie médicale et de déqualification des personnels exerçant dans un bloc. A cela, le ministère n’a pu opposer que les « us et coutumes ».

Plus récemment, le 24 octobre 2012, l’Unaibode et l’Aeeibo lançaient un cri d’alarme relayé par de nombreux médias, à l’occasion du salon Infirmier, que la Ministre était venue inaugurer. Elles n’ont, à ce jour, reçu le moindre signe de la part du Ministère. Faudra-t-il entrer dans le conflit naissant dans les hôpitaux et cliniques pour être entendus ?

DES REVENDICATIONS LEGITIMES, LARGEMENT RELAYEES ET SOUTENUES Leurs revendications, mises au service d’une sécurité toujours accrue des blocs opératoires, trouvent portant un écho bien plus large que celui de la seule profession infirmière. Une pétition en faveur de la défense du métier d’Ibode a d’ores-et-déjà réuni près de 10 000 signatures, quand la France ne compte que 6 000 les infirmiers de bloc opératoire diplômes d’Etat et 600 élèves Ibode.

Fortes de ce soutien, l’Unaibode et l’Aeeibo demandent :

• un cadre règlementaire rénové : la réécriture de l’article R4311-11 du CSP ( décret 4311-11) Les Ibode demandent la reconnaissance de leur métier par la modification de l’article R.4311-11 du Code de la Santé Publique qui précisera la nature des actes exercés « prioritairement » par les Ibode, afin de leur reconnaître la « pratique exclusive d’actes prescriptibles par le chirurgien ». Des textes sont prêts depuis des mois, voire des années. L’infirmier spécialisé au bloc opératoire est un pilier de l’équipe chirurgicale lors des opérations et de leur préparation. Laisser aujourd’hui ces professionnels dans le flou le plus total quant aux actes qu’ils sont autorisés à faire, voire, comme le font certaines ARS, laisser des hôpitaux et cliniques les remplacer par des personnels non diplômés met tout simplement la vie des opérés en danger.

• la promotion de la compétence tout au long de l’exercice professionnel La dynamique de formation, dans le cadre du cycle LMD, conduit notamment à la reconnaissance de responsabilités en salle d’opération mais aussi en pré et post opératoire dans le cadre de la réalisation d’actes et d’engagements en lien avec la pratique chirurgicale au bénéfice de l’opéré. Il s’agit par exemple de reconnaître aux Ibode la pratique exclusive d’actes prescriptibles par le chirurgien. Les deux associations demandent en outre que leur formation puisse être suivie dans la continuité du diplôme d’infirmier diplômé d’Etat, impliquant la suppression des deux années d’exercice obligatoires avant la présentation aux concours Ibode.

Brigitte LUDWIG, Présidente UNAIBODE

Aline DEQUIDT, Présidente AEEIBO

Contact presse : Philippe GAUDIN

MEDIAL 06 07 53 86 39

Vos commentaires

  • Le 24 novembre 2012 à 16:02, par yannis En réponse à : Sécurité des blocs opératoires : L’exaspération des IBODE

    Les infirmiers du bloc opératoire de Bourges ont fait grève 3 jours (100%) de l’effectif, pour dénoncer des conditions de travails et de sécurités dégradées par un nombre important de gardes sur l’établissement.
    52h par semaine de présence à l’hopital avec des pointes à 75h/s. 5 postes à pourvoir auncune candidature.
    A quand une réaction du ministère de la santé ?
  • Le 14 janvier 2013 à 00:29, par GREGOIRE En réponse à : Sécurité des blocs opératoires : L’exaspération des IBODE

    Bravo pour cette initiative IBODE de Bourges !!! il n’y aura que des actions de ceux qui font tourner les blocs pour faire réagir !!! d’abord nos équipes médicales, ensuite les directions et enfin plus haut !!! mais il est inutile d’attendre que cela vienne d’en haut.... le seul but aujourd’hui est de tirer au maximum sur les enveloppes budgétaires au détriment de l’être humain qu’il soit professionnel de santé ou patient !!! Toujours plus avec le minimum de dépenses !!! aujourd’hui, le patient est un client et tout ce qui n’est pas traçable (la prise en charge humaine) n’est pas reconnu !!!! Ne serons nous que des exécutants techniques !!! si oui, alors nous perdrons notre humanité !!!!
    Restons lucides !!! Défendons nous !!! Relevons la tête et retrouvons notre dignité d’être humain prenant soin de notre alter ego !!! la technique et l’économie ne font pas tout !!! Allons nous encore accepter d’être corvéables à merci en subissant des conditions de travail dégradées et avec un salaire de misère !!! quand on pense que les IADES ont leur bonification dans leur salaire de base .... et ce n’est qu’un exemple !!! BOUGEONS !!!! mais que craignons nous ? que risquons nous à demander nos droits ??????COURAGE !!! "ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes !!!"(surfer sur ce site sur Facebook !!!) ENSEMBLE NOUS IRONS PLUS LOIN !!!

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