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Ouverture des JNEP 2011

Discours d’ouverture de Charline Depooter au JNEP de Montpellier

jeudi 5 mai 2011, par GreG

"C’est avec beaucoup de plaisir que je vous reçois au nom de l’Unaibode dans ce magnifique Corum de Montpellier pour nos 28émes Journées nationales d’étude et de perfectionnement.

La formation continue a toujours été pour les Ibode et les Infirmiers en bloc opératoire une exigence et une nécessité dans leur parcours professionnel.

Comment suivre autrement l’évolution des techniques opératoires et de la technologie chirurgicale qui transforment et renouvellent nos pratiques régulièrement ?

Mais qu’en est-il de l’évolution du métier Ibode ? De son exclusivité de fonction réclamée à corps et à cris par les professionnels, de la VAE attendue et promise depuis dix ans par les Instances pour les Infirmiers en bloc opératoire ?

Les groupes de travail avec la Direction générale de l’offre de soins la DGOS pour la réingénierie du métier Ibode a démarré en 2006. Le référentiel de compétences est terminé depuis 2008, celui de la formation l’est pratiquement, il reste à y inclure les pratiques avancées.

Des travaux ont été réalisés en 2009 avec les Chirurgiens sur les Pratiques avancées : la consultation Ibode et les actes que nous délégueraient les chirurgiens après formation dans les écoles d’Ibo, tel que les sutures, pose de drainage, voir plus sur prescriptions.

Après un arrêt de quelques mois dans l’attente de négociations avec le ministère, le groupe de travail a repris avec les représentants de la DGOS, les professionnels, les enseignants, les représentants syndicaux.

Nous nous orientons vers une formation universitaire, mais pas de réponse sur l’obtention d’un master ou de crédits d’enseignement (les ects) Nous rencontrerons prochainement les représentants de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Mais, pourquoi le Ministère de la santé n’a-t-il pas encore négocié avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, un master pour les Ibode ?

La véritable reconnaissance de nos savoirs, de nos expertises et de notre rôle dans la gestion des risques au bloc opératoire se fait attendre….

Les conséquences de ces retards sont déjà perceptibles :
- les écoles d’Ibo se vident : plus de prise en charge des établissements, (les budgets sont trop sérés)
- Démotivation des Infirmiers à se former, à juste raison (20 à 30 euros de plus par mois pour 18 mois d’étude, peu valorisant)
- Et surtout la poursuite des embauches d’Aide opératoires non infirmiers dans les cliniques malgré l’exercice illégal de la profession infirmière pour ces personnels, il n’y a pas de vérifications des autorisations d’exercés de 2002 et 2005 par les ARS, ou les visiteurs de l’HAS.

Il y a urgence à former des Ibode !

Rien n’est fait pour inverser la gravité de la situation De plus vient s’ajoutée à cette crise, les départs à la retraite en masse, des Ibode et des Infirmiers de bloc expérimentés.

Qui va former dans les années avenir les nouveaux Infirmiers qui arrivent sans formation de bloc opératoire directement de l’IFSI ? Et vont-ils y rester dans les blocs ces jeunes professionnels sans guides pour les accompagner ?

Quelle sécurité de l’opéré, les établissements vont offrir avec du personnel sans formation aux techniques opératoires et à l’évolution rampante de la technologie ? L’opéré est en droit d’obtenir des soins de qualité avec une garantie optimum de sa prise en charge !

L’arbitrage des ministères (la santé et l’enseignement supérieur et le budget) s’éternise, alors que nous savons depuis les accords de Bologne (2002) que les métiers de santé doivent s’ouvrir à l’Université . La seule position prise, est en faveur de la mise en place de la VAE, les dossiers pourront être déposés à la rentrée 2011 et les compétences validées en 2012.

La seule réponse du ministère depuis 1 an : l’étude du financement de la réforme universitaire !

Mais combien coute un dédommagement pour une infection de site opératoire ou une erreur médicale ? L’oubli d’une compresse ou d’un instrument dans le ventre d’un opéré, l’erreur de coté pour un rein, une jambe ou un sein ? Et combien cela fait 120 euros pour 7000 professionnels tous échelons confondus : 840 000 euros par mois ! Je n’en dirais pas plus !

Nous devons réagir à la négation de notre formation et de nos savoirs faire ! Notre profession doit être valorisée pour continuer d’exister

Mr Xavier Bertrand doit nous entendre.

11132 pétitions ont été signées par des professionnels de santé et des usagers.

Depuis 6 mois nous rencontrons les députés et les sénateurs qui ont posé des questions au gouvernement soit à l’assemblée nationale, soit par courrier ou de vive voix, j’ose l’espéré Monsieur le Député Plus de 100 Professeurs Universitaires chirurgiens ont signé un soutien aux Ibode et nous les remercions de cet engagement Tout cela a été remis au Ministre.

Nous devons trouver un autre moyen de nous faire entendre et faire plus de bruit !

Nous n’envahirons pas la gare de Montparnasse, ni celle de Montpellier soyez tranquille Madame le Maire, mais je vous convie toutes et tous à venir participer à la manifestation, qui aura lieu ce soir à l’issue des conférences. A 18h venez nous rejoindre sur les escaliers du Corum, nous marcherons vers la Préfecture en informant les usagers par des contacts directs et la distribution de tracts sur la dé-qualification des personnels de bloc opératoire et les risques qu’ils encourent dans l’avenir pour leur sécurité en salles d’opération.

A cette occasion, nous devons rencontrer le chef de Cabinet du Préfet de l’Hérault et le Conseiller de la direction générale de l’ARS du Languedoc Roussillon pour faire remonter nos revendications jusqu’au Ministre, il doit nous entendre !

Dans l’attente de ces rendez, je souhaite tout particulièrement mettre à l’honneur les professionnels Ibode. Les représentantes des Ibode d’Europe sont venues se joindre à nous. Je voudrai leur dire combien nous sommes heureux de les recevoir. Je remercie pour leur présence :
- Caroline Higgins Présidente de l’EORNA, l’association européenne des infirmiers de salle d’opération qui est venue spécialement d’Irlande,
- Myriam Petroons présidente de l’association Ibode belge francophone
- Christine Robin présidente des associations Ibode suisses (fidèle à nos Journées nationales depuis de nombreuses années).

Je terminerai en vous souhaitant à toutes et à tous d’excellentes journées d’études et de perfectionnement, studieuses et profitables et un séjour agréable dans cette belle ville de Montpellier.

Je vous remercie."

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