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IBODE et Medecine de catastrophe.

lundi 13 février 2012

Bien qu’étant très loin du bloc opératoire, voici un résumé (fait par une IBODE de Tours) de ce qu’est la médecine de catastrophe avec differentes définitions permettant de mieux cerner cette dicipline dont parfois l’activité envahis le bloc opératoire.

La médecine de catastrophe a été fondée par le Professeur Larcan et modifiée par Décret en 1992. C’est maintenant une médecine spécifique à part entiére.

C’est un ensemble de dispositions stratégiques, tactiques, techniques et logistiques qui sont destinées à traiter les conséquences sanitaires d’une situation catastrophique. L’afflux massif de victimes caractérise la catastrophe, la brutalité de la survenue de celle-ci, déborde les moyens de secours immédiatement disponibles, d’où la nécessité d’une mise en place d’une stratégie médicale et d’une tactique opérationnelle reposant sur une logistique sans faille. On ne peut parler de prise en charge des blessures au cours d’une catastrophe sans parler des lois qui définissent cette prise en charge. Celle-ci est planifiée selon un plan d’organisation bien précis et régi par des lois.

La plus importante est la loi du 22 juillet 1987 relative à l’organisation de la sécurité civile, de la protection de la forêt contre l’incendie et la prévention des risques majeurs. Elle est suivie par un décret du 6 mai 1988 qui définit plus précisément les plans d’urgence, en application de cette loi. Elle est complétée par la circulaire du 19 décembre 1989 qui en précise le contenu et les modalités des plans destinés à porter secours à de nombreuses victimes.

Les Ministres de la Santé et de l’Intérieur ont établi cette organisation matérielle et administrative qui repose sur l’application de ces textes et des ces circulaires. La sécurité civile a pour objectif la prévention des risques de toute nature ainsi que la protection des personnes, des biens et de l’environnement contre les accidents, les sinistres ou les catastrophes

Qu’est ce qu’une catastrophe ? : définition et dérivés :

I - Une catastrophe est un accident grave entraînant de nombreuses victimes (tuées, blessées, brûlées, intoxiquées par explosion, écrasées ou noyées). L’importance du nombre de victimes définit la catégorisation de la catastrophe.

II - Un cataclysme est un évènement provenant du déclenchement inopiné des forces de la nature (ex tsunami ).

III - Un sinistre est un évènement qui est d’origine humaine ou non, mais mettant en jeu les forces de la nature ( ex incendie, inondation, avalanche).

Il existe de nombreuses sortes des catastrophes : classées selon leur origine. 1- Les catastrophes naturelles ; exemple : séismes, inondations, volcans, avalanches, cyclones, vague de froid ou de chaleur ... 2- Les catastrophes techniques ; exemple : rupture de barrage, déraillement de train, accident d’avion, accident chimique, nucléaire, pollution ou incendie... civiles... (en général celles ci sont de plus faible intensité). 3- Les catastrophes humaines ; exemple : terrorisme, paniques de foule, émeutes, guerres.

Les caractéristiques de ces catastrophes sont :
- la quantité massive de victimes
- les dégâts matériels considérables
- la disproportion plus ou moins totale entre les moyens humains nécessaires et les besoins indispensables à la survie de ces victimes.

On vous parlera parfois d’ACEL, c’est un accident catastrophique à effets limités (le plus fréquent) car il est en effet limité dans le temps, dans l’espace, et il n’a pas de répercussion sur l’environnement immédiat (intégrité des structures de secours et de soins). Les secours professionnels sont suffisants ; il y a un maximum de moyens engagés et les blessés ont un maximum de chance de survie car ce n’est qu’un accident collectif entraînant peu de victimes entre 6 et 12 maximum.

Mais dans ces ACEL, l’organisation médicale a une obligation de résultat dans la rapidité de l’engagement des secours et dans la qualité des soins, et la rapidité à d’évacuation. Ils ont un impact médiatique et affectif très important et parfois difficile à gérer, qui gêne aussi l’organisation des soins (information et communication vis-à-vis des populations rescapées ou impliquées).

Nous parlerons des victimes et vous comprendrez mieux la raison de la création des plans de secours spécifiques.

Qu’est ce qu’une victime ? (dèfinition de l’OMS) :

C’est une personne qui individuellement ou collectivement, a subi un préjudice, notamment une atteinte à son intégrité physique ou mentale, une souffrance morale, une perte matérielle ou une atteinte grave à ses droits fondamentaux, au cours d’un accident ou d’une catastrophe.

Les victimes doivent être prises en charge dans leur globalité. Cela suppose une continuité dans le temps, une bonne coordination des différents intervenants et un accompagnement dans les différentes étapes de leur reconstruction.

Les conséquences d’attentats ou d’accidents collectifs pour les victimes peuvent être physiques, psychologiques ou matériels. Les conséquences physiques sont spécifiques à la nature de la catastrophe (explosion, incendie...) et elles vont changer la vie quotidienne des victimes et parfois confronter les sujets à la mort. Cet accident est vécu dans un état de peur intense, de sidération et assorti d’un sentiment d’abandon...En cas d‘évènement grave, les réactions de stress peuvent se superposer au traumatisme physique et /ou psychique, aggravant le pronostic.

Les principales pathologies que nous rencontrons au cours des accidents catastrophiques sont fonction :

- de l’origine de l’évènement qu’il soit naturel, artificiel ou provoqué.
- de sa localisation et son accessibilité (environnement immédiat détruit par l’évènement).
- de l’âge et de la nationalité d’origine des victimes (employés, vacanciers, enfants...).

Elles ne sont pas réellement spécifiques : traumatismes de tous ordres ( crush syndromes, blast, poly fracturés, amputés), brûlures, gelures, intoxication (surtout par voies aériennes), agressions thermiques, contaminations toxiques, immersions, ainsi que toutes les victimes indirectes : accouchement, infarctus, panique et enfin les cadavres dont le traitement réclame une spécificité pour l’identification.

Toutes ces pathologies s’associent à des agressions psychologiques dont les aspects initiaux peuvent passer inaperçus, mais laissent des séquelles importantes.

Face à cet afflux massif de victimes et à la variété des pathologies, à l’association de dégâts matériels limitant les moyens de soins et d’évacuation, il faut chercher la solution qui permette de traiter le plus grand nombre de victimes, et c’est là qu’apparaît la notion de triage (dont l’origine date de la guerre 1914-1918). (Nous en parlerons plus tard) Les Ministères de la Santé et de l’Intérieur ont établi une organisation matérielle et administrative qui repose sur l’application de textes et de circulaires qui sont réactualisées en fonction des événements ( plan blanc du 3 mai 2003)

La Sécurité Civile a pour objectif la prévention des risques de toute nature ainsi que la protection des personnes, des biens et de l’environnement contre les accidents, les sinistres les catastrophes.

La création du premier PLAN ORSEC (ORganisation des SECours) en 1957 est d’adapter l’évolution des structures et des moyens sur le plan national à un accident catastrophique.

Ce plan ORSEC a été adapté à un cadre départemental (loi du 2 mars 1982 et modernisée le 13 août 2004).

Il a pour objectif de prévoir les modalités :
- de mobilisation des moyens ;
- d’organisation du commandement ;
- de dispositions générales en toutes circonstances (plan rouge). C’est un plan de structure lorsque une opération de secours de grande ampleur est nécessaire.

Les plans ORSEC recensent les moyens publics et privés susceptibles d’être mis en place en cas de catastrophe :

- le plan ORSEC national,

- les plans ORSEC de zone zone Le site permet de définir et de gérer des zones de l’espace public en accès restreint. Les zones ainsi définies ne sont alors accessibles qu’aux visiteurs authentifiés et autorisés. de défense ( qui sont au nombre de 7) :

  • Lille au Nord,
  • Nancy /Strasbourg à l’Est,
  • Rennes :Rouen à l’Ouest,
  • Paris : La Salpètriere,
  • Sud Est : Lyon les Hospices Civiles,
  • Sud : Marseille,
  • Sud Ouest :Bordeaux

- les plans ORSEC départementaux ( régi par la loi de 1987).

- Le PLAN ORSEC peut contribuer à diminuer l’importance des conséquences des catastrophes et à rassurer la population menacée (même si son déclenchement conduit à une dramatisation de la situation.

Il existe des plans ORSEC complémentaires telles que :
- Plan Secours inondations
- Plan Sater (aéro terrestre)
- Plan Samar (aero mer)
- Plan Polmar ( pollution maritime)
- Plan Rupture de barrage, ect...

des Plans de Secours Spécialisés ( PSS )
- Plan Accifer (chemin de fer)
- Plan Polmar Terre ( pollution mer et terre)
- Plan Orsecrad (nucléaire et/ou technologique)
- Plan Secours en Montagne
- Plan Hébergement....(destruction d’habitation ) etc...

et des Plans Particuliers d’Intervention ( PPI ) qui sont aussi des plans d’action
- qui s’appliquent à un risque ponctuel et délimité,
- qui prévoient des dispositions précises d’intervention et avec des moyens désignés à l’avance.

Les PPI sont établis pour faire face aux risques particuliers inèrants aux différents installations ou ouvrages situés dans ce département (installation nucléaire, dépôts d’hydrocarbures ou usines pyrotechniques soumis à la directive SEVESO). Dans ces établissements, il existe en plus des POI (plan organisation interne) pour secourir les personnels et des PUI (plan d’urgence pour les installations nucléaires).

Le financement des exercices est assuré par les ressources budgétaires habituelles des services et des organismes assurant une mission de secours publics, et par l’aide financière de l’Etat.

Les PLANS D’URGENCE sont préparés par le préfet du département en liaison avec les autorités et les organismes compétents pour prendre des mesures de sauvegarde ou de moyens susceptibles d’être mis en place pour faire face à des risques particuliers.


Le PLAN ROUGE (actualisé en 1989) est le premier plan destiné à porter secours à de nombreuses victimes en cas d’accident ferroviaire, routier ou maritime (avec une spécificité pour ce dernier). C’est la prise en charge pré hospitalière des victimes sur les lieux ou à proximité de l’accident.

Le PLAN ROUGE est déclenché par le Préfet sur demande du Service Départementale d’Incendie et de Secours ( SDIS ) et/ou du SAMU(Service Aide Médicale d’Urgence). Ses caractéristiques principales sont :
- 1 de provoquer un envoi massif et précoce de moyens de secours et d’aide médicale d’urgence ( sapeurs pompiers, SAMU, secouristes, ambulances privées...).
- 2 d’assurer une médicalisation complète de la chaîne de secours, du site de la catastrophe (ou chantier) jusqu’aux hôpitaux.

L’organisation médicale du PLAN ROUGE comporte 3 phases : A le ramassage, B Création d’un PMA, C L’évacuation.

L’expérience prouve que les dirigeants doivent disposer de fiches réflexes détaillées, facilement utilisables,et précisant leurs missions et leur place précise au sein de la chaîne des secours. La chaine médicale des secours s’étend du relevage à l’avant, sur le chantier jusqu’à l’arrivée des victimes dans les hôpitaux.

Elle a des étapes obligatoires qui sont :
- A— Le relevage des victimes fait l’objet de premiers secours qui peuvent être médicalisés, en fonction de l’importance de la cata. Chaque victime est dotée d’une fiche médicale de tri ( FMT ) qui assure la traçabilité de son parcours, depuis son relevage jusqu’au lieu d’évacuation. Sur le chantier (cata) les secouristes de l’avant ( sapeurs pompiers expérimentés) ou secouristes de l’ADPC (Asso Départementale de Protection Civile ) effectuent la mise en condition de survie et commencent le Ramassage, qui comprend le relevage et le transport des victimes jusqu’au PMA ( CHASUBLE JAUNE identifiée)

La doctrine de Catastrophe est de sauver le plus grand nombre de victimes. Cela sous-entend, parfois, qu’il faut faire un choix. Et c’est là le rôle des secouristes de l’avant, accompagnés du médecin de l’avant.

En grande cata la première vague de secouristes de l ‘avant intervient en binôme auprés des victimes, et effectuent en même temps que la reconnaissance ,la mise en position de survie et d’attente des victimes et les recouvrent d’une couverture alu jusqu’à la tête s’ils sont vivants et complètement s‘ils sont décédés.

  • Si trauma abdo...dd + jambes fléchies
  • Si inconscient...pls
  • Si hémorragies ....jambes surélevées
  • Si difficultés respiratoires...position demi assise
  • Autre victimes ...laissées dans la position où elles se sentent le mieux. La deuxième vague effectue le complément de conditionnement avant d’acheminer les victimes au PMA.

- B— L’implantation du PMA est très importante (accessible, à proximité du sinistre, et à l’abri de tout risque évolutif) il est déterminé par le COS( commandant des opé de secours ) et par le DSM ( directeur des secours médicaux). La FMT est crée ou complétée. C’est le lieu de passage obligatoire des victimes. C’est aussi une unité de survie,qui accueille les victimes ,les enregistre ,permet le triage ,le traitement et la mise en condition de transport et d’évacuation.

Au PMA le médecin trieur effectue la catégorisation des victimes et elles sont dirigées vers le secteur du PMA approprié à leur catégorisation et les médecins + les infimiér(e)s effectuent la mise en condition d’évacuation( très court passage) ( CHASUBLE BLANCHE identifiée)

Le triage est effectué par un médecin trieur, habilité à cette fonction (il doit être anesthésiste, parfois chirurgien et logisticien) :
- médicaux : gravité des lésions (perte de substance, contamination toxique), évaluation de la survie selon le délai avant la réanimation et le pronostic.
- logistiques : évaluation de la charge des soins de chaque blessé, ressources médicales et matérielles de la structure d’accueil et disponibilité d’une évacuation.
- la classification simple basée sur le délai tolérable de traitement compatible avec la survie elle est :UA, UR, UM, UD.

UA l’Urgence Absolue : c’est le blessé en danger de mort dont un traitement s’impose immédiatement (détresses respiratoires et circulatoires) et pour lesquelles une réanimation préalable s’impose avant tout acte opératoire immédiat.

UR Urgence relative : pour lesquelles un conditionnement simple est nécessaire. Ce sont les blessés dont le traitement peut être différé de quelques heures (fractures membres, trauma crânien sans coma, ORL, blessures diverses). Dans cette catégorie, il faut individualiser les urgences à risque de décompensation secondaire dites potentielles et les urgences différées par manque d’opérateur. Mais attention une UR peut devenir UA (cas de blast secondaire).

UM urgence médico psychologique : qui seront dirigés vers la CUMP (cellule d’urgence médico psychologique) située à l’extérieur du PMA Il s’agit de victimes ayant subies des blessures psychiques et nécessitant des soins des troubles de stress post traumatique Cette cellule est gérée par un médecin psychiatre (chasuble verte identifiée)

UD urgence dépassées se sont les décédés : qui sont dirigées vers la morgue et ne passent pas par le triage ; ils sont traités par la police judiciaire pour l’identification.

Si obligation d’évacuation à grande distance, si nombreuses victimes ( + de 30 ) donc plusieurs PMA, création d’un CME( centre médical évacuation)(Implantation à quelques dizaines de kms ) c’est une structure de soins intermédiaires entre les PMA et les hopitaux de l’arrière qui est créé seulement en cas de grande cata. Avec un CME, toutes les victimes doivent venir d’un PMA, (pas d’arrivées sauvages).

Dans un CME ,il y a possibilité d’installation de Bloc opératoire pour une chirurgie simple et d’hospitalisation transitoire en attente d’évacuation. On effectue la continuité de la mise en condition d’évacuation vers les hôpitaux de l’arrière.

Nous nommeront seulement ici les autres victimes mais parfois toutes aussi importantes et qui nécessitent des soins appropriés. Les Impliqués (c’est un sujet « non victime somatique »,sur les lieux d’un accident,mais dont le comportement nécessite une prise en charge adaptée). L’accueil des impliqués est du ressort de la police ou des secouristes,pour recueillir leur identité ou leur témoignage le cas échéant,et leur apporter tout soutien nécessaire.

- C— L’evacuation du PRE (point de répartition des évacuations) est géré par le médecin du SAMU qui régule les évacuation en fonction des pathologies et des disponibilité hospitalières. La FMT suit la victime à l’hôpital. Les évacuations sont effectuées par les moyens du SDIS (des Smur) ( et ceux des ambulanciers privés) (CHASUBLE BLEU identifiée)


LE PLAN BLANC qui est un plan d’organisation hospitalière d’afflux massif de blessés entrant à l’hôpital. Les moyens et les responsabilités sont diffèrentes du Plan Rouge.

Dans chaque établissement, il doit exister une organisation pour faire face à un incident grave ou un accident affectant un grand nombre de personnes.

L’hôpital est la première structure de prise en charge de victimes, c’est sa Mission permanente. Ce Plan Blanc est déclenché par le directeur de l’établissement (selon une loi, modifiée par la circulaire du 3 mai 2002)
- sur demande du SAMU
- et selon certains critères :

  • quantitatifs c’est-à-dire, fonction du nombre des victimes
  • qualitatifs c’est-à-dire, fonction de la situation géographique, du taux d’occupation, des pathologies en cause.

Dés le déclenchement du Plan, il y a création d’une cellule de crise qui a pour mission :
- organisation et la coordination des services techniques et médicaux
- évaluation des besoins
- possibilité d’activation immédiate des moyens

Cette cellule de crise est composée :

- Directeur de l’établissement
- Directeur des services économiques
- Professeur Hospitalier désigné par la CME
- Ingénieur
- Médecin du Samu
- Cadre chargé de la sécurité
- Directeur des soins infirmiers
- Pharmacien

Elle est divisée ensuite en sous cellule plus spécifique :
- cellule de commandement, qui assure la coordination entre toutes les cellules

- cellule action, avec pour objectifs :

  • Appel des services concernés
  • Anticipation des besoins
  • Réception des demandes des différents services
  • Répartitions des personnels et des moyens
  • Contrôle de l’exécution des ordres donnés

- cellule logistique composée d’un responsable médical, cadre infirmier ingénieur, pharmacien a pour mission :

  • de recenser les personnels présents, lits, les blocs opératoires disponibles
  • de vérifier organisation du rappel des personnels
  • de rechercher le matériel demandé(cellule action)
  • prévoir les moyens hôteliers des patients et du personnel

- cellule renseignement composée des agents administratifs et des secrétaires qui ont pour mission : recueillir les informations données par le Samu, à l’arrivée des victimes, le suivi de l’orientation et des mouvements dans les services. Ils vérifient les informations reçues avant de les transmettre à la cellule communication.

- Cellule communication composée du directeur, du président de la CME et du responsable médical , est en relation permanente avec les autorités, les familles et la presse. Cette cellule est très importante ,car c’est aussi celle qui donne le suivi de la catastrophe à l’intérieur de l’établissement comme à l’extérieur. C’est aussi de celle-ci qu’est envoyé le message de fin d’alerte transmis à tous les participants par le directeur, pour la levée du plan.

En conclusion, un Plan Blanc pour être efficace doit être testé régulièrement, par des exercices de répétition de l’ensemble des participants potentiels, par la rédaction de consignes simples et l’utilisation de fiches réflexes,et par une bonne coopération entre les équipes médico-administratifs.


PLAN BLEU. C’est un plan d’organisation de secours pour les catastrophes maritimes. Ce plan détermine les dispositions à mettre en œuvre afin d’assurer le sauvetage en mer et l’accueil à terre d’un grand nombre de personnes, victimes d’accident maritime.

Quelque soit sa nature ou son origine, un accident en mer peut devenir rapidement dramatique. Les CROSS (centre régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage) ont pour missions :
- la recherche et le sauvetage en mer,
- la surveillance de la navigation maritime,
- la surveillance des pêches,
- la surveillance nautique,
- la surveillance des pollutions maritimes.

Les responsabilités du secours en mer est du domaine du Préfet Maritime, et c’est lui qui déclenche en collaboration avec les Préfets de Zone zone Le site permet de définir et de gérer des zones de l’espace public en accès restreint. Les zones ainsi définies ne sont alors accessibles qu’aux visiteurs authentifiés et autorisés. les plans de secours appropriés.

Les objectifs en Mer sont :
- la mise en sécurité rapide des victimes par l’ECREMAGE
- La catégorisation et premiers soins soit au PRV (Point de Rassemblement des Victimes) soit au PMA mer
- Evacuation vers le point d’accueil à terre.

Les objectifs à terre sont :
- le conditionnement et la stabilisation au PMA TERRE
- La régulation médicale et placement dans un hôpital ( par le samu si peu de victime)
- L’évacuation vers les hôpitaux (noria d’évacuation) (si ACEL,ou Cata...)

L’expérience montre que :
- les naufragés sont des victimes graves à + ou - long terme
- que l’écrémage est une priorité
- l’engagement des moyens nautiques est total et immédiat
- l’arrivée à terre est progressive et fonction de l’écrémage
- mais que le point de débarquement des victimes est unique PMA terre.

La chaîne médicale des secours en MER est conforme à la doctrine d’un plan rouge. L’écrémage est fait avec des vedettes rapides, des zodiacs, des bateaux pompe ect ...des marins sapeurs pompiers sont les secouristes de l’avant. L’évacuation est faite par des moyens nautiques ou aériens, vers le point d’accueil à terre.

Maick Clouard, Chargée de mission logistique UNAIBODE, IBODE Tours.

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